La page des initiatives locales

Madame, Monsieur,

Chers Colombanais,

"Le dernier bulletin de l’Agence Régionale de Santé indique que la Communauté de Commune de Grandlieu est placée en Zone Alerte Renforcée pour la circulation de la Covid-19 et de ses variants (données ARS du 10 avril 2021).

"La vague est devant nous", estime le directeur scientifique de l'ARS, le docteur Pierre Blaise ce jeudi 15 avril. L'incidence continue d'augmenter, le pic n'est pas franchi." Il en appelle à "la responsabilité de chacun" pour freiner l'épidémie.

La Convention européenne des droits de l’homme dispose dans son article 9 que « la liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».

La santé publique, qui se définit comme le bien-être physique et psychique de l'homme, est un enjeu fondamental pour vos élus. Par conséquent, et comme me le commandent mes droits et devoirs de garant de la salubrité sur la commune, j’ai fait le choix raisonnable, face à la demande de défilé de manifestation prévue ce samedi 17 avril matin, d'édicter des dispositions particulières en vue d'assurer la protection de la santé publique sur Saint-Colomban.

Dans ce contexte sanitaire inédit, mon équipe et moi-même estimons que la priorité doit être laissée, sur notre commune au libre accès aux soins et aux services qui réalisent quotidiennement des tests PCR, des consultations et des vaccinations : cabinet médical, cabinet d’infirmières, pharmacie.

Ainsi, en vue de garantir le libre accès aux divers services médicaux situés dans le centre bourg, la manifestation du 17 avril doit se dérouler uniquement sur le parking de la salle des Mauves, son parcours initial déposé par les organisateurs prévoyant de bloquer ou de limiter l’accès principal à ces services. J’entends la déception des organisateurs, je compte sur leur compréhension de la situation, leur attention à la vie d’autrui et j’en appelle à leur responsabilité pour faire respecter cet arrêté à leurs participants en leur rappelant que la violation d’un arrêté est passible de peines pénales. »

Patrick Bertin, Maire,

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La municipalité de Saint-Colomban et ses habitants ont pris connaissance par voie de presse (articles Ouest France du 12/03/21 page Vignoble Grandlieu et du 13/03/21 page Régionale) d’un projet de rassemblement de 3000 à 5000 personnes sur le territoire de la commune, organisé dans le cadre d’un mouvement national Les soulèvements de la Terre et cela, avec le soutien public de l’association La tête dans le sable.

Cette initiative est menée sans la moindre concertation avec les habitants, les pouvoirs publics et les élus locaux.
L'association La tête dans le sable, citée dans l'article en la personne d'un de ses responsables, a pourtant souvent proclamé son souhait de débattre avec les élus et avait été reçue à plusieurs reprises dans ce cadre. La dernière rencontre entre élus et représentants de l’association date de février 2021 : ce projet n’a jamais été évoqué.

L’association la TDLS indique également dans ses statuts que « ses actions sont empreintes d’un esprit de stricte neutralité vis-à-vis des formations politiques ou confessionnelles » (article 1). Le mouvement Les soulèvements de la Terre indique que « l’Etat organise le contournement des régulations foncières et environnementales qu'il a lui-même instituées » et précise vouloir « établir un rapport de force avec l’Etat » en « arrachant des terres à l'exploitation capitaliste » (article 2 Appel). En rejoignant officiellement et publiquement un mouvement d’opposition politique clairement exprimée contre les pouvoirs publics et la personne du Président de la République nommée, l’association la Tête Dans le Sable contredit donc ses statuts.

D’autre part, l’association la TDLS a inscrit dans ses statuts « les moyens d’action de l’association sont tous ceux proclamés par la loi » (article 2). Le mouvement national Les soulèvements de la Terre indique d’ores et déjà comme programme d’action sur la commune « manifestations, actions de blocage, conférences, ateliers de discussions, stand, cantines et concert ». A l’heure où des festivals sont contraints d’annuler leur programmation dans le respect des lois en cours liées à la pandémie, la municipalité rappelle également que le droit de blocage est illégal. L’association la Tête dans le sable, en adoptant de tels moyens, contredit encore une fois ses statuts.

Ce type de rassemblement, par sa nature et son ampleur, est destiné à exercer une pression inacceptable sur nos concitoyens et sur la collectivité. En période de pandémie, cela laisse également perplexe.

La municipalité s’est rapprochée d'ores et déjà des services de l'Etat pour voir comment protéger au mieux nos concitoyens et garantir le respect des lois sur son territoire. Elle affirme ici ne jamais vouloir cautionner la violence ni la désobéissance civique.
Enfin, la municipalité rappelle également les organisateurs (particuliers et associations) à leur immense responsabilité et se tient à la disposition des habitants pour répondre à leurs inquiétudes.
Pour l’ensemble des élus, Patrick Bertin, maire.

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Le réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA) lance une campagne de communication et d’adhésion en faveur de l’achat responsable.

Ensemble, soutenons le secteur artisanal, alors # TousAvecNosArtisans !

Dans ce contexte, un numéro d’appel d’urgence 02 51 13 83 22 et une boîte mail dédiée Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ont été également mis en place afin de répondre au plus vite aux préoccupations du/ de la dirigeant(e)et de l’orienter vers des conseillers en charge  d’accompagner les entreprises en difficultés, de les accompagner dans leur démarche, d’élaborer avec elles un plan d’actions pour réussir à traverser cette période et de rompre parfois une grande solitude face à la situation.

A Saint Colomban, Marie et Wilfried Fort créent des jeux de société. Splash dépasse les 100 000 exemplaires.

Ont-ils toujours été joueurs ? À les entendre, pas vraiment, pas autant. Maintenant, nous voici prévenus : « Le jeu, on baigne dedans, s’amuse Marie Fort. C’est notre vie de tous les jours. Même en soirée, chez des amis, on en a toujours un dans le sac mais bon, on n’impose pas. Comme ça, on n’est pas relou. » Elle, 31 ans, assistante commerciale, fait équipe - sitôt la débauche - avec Wilfried, 34 ans, menuisier de formation.Le soir, c’est séances de brainstorming pour créer des jeux de société, aussi bien pour adultes que pour enfants. « On a toujours été créatifs, explique Marie. Wil, forcément, a toujours aimé travailler le bois. Il fait aussi plein de choses avec du matériel de récup’. Moi, j’assure la partie illustration. »


Première maquette « bricolée » en 2010 : il s’agissait de jeux en bois, « c’était pour s’amuser ». Premier jeu commercialisé à la fin 2014, après signature d’un contrat d’édition avec une société spécialisée dans ce créneau ludique. « On a conçu un jeu de cartes baptisé « Zovnis ». Il s’en est vendu plus de 3 000. » Le couple a trouvé ses marques, rencontré des bons génies à la faveur de festivals dédiés à cette activité. Quatre autres créations sont sorties de leur cerveau. Notamment, « Splash », jeu d’équilibre avec des pièces en bois écoulé à plus de 100 000 exemplaires par un éditeur russe. « C’est notre plus gros succès, l’équivalent d’un disque de platine, sourit Wilfried. Des versions sont sorties dans une vingtaine de pays, notamment au Japon où il a même été retiré. Dans certains pays, il s’appelle « Splouch », le son « Splash » n’est apparemment pas perçu de la même façon. Aux États-Unis, il est distribué sous le nom de « Star Jack ». On voit sur Facebook des photos de petites Chinoises s’amusant avec notre jeu. Le voir voyager loin, c’est la plus grande récompense. »

Leurs jeux voyagent loin, «c’est la plus grande récompense »

L’entreprise qui employait Wilfried a fermé en juillet. « C’est l’occasion de se lancer à fond. Le soir, on teste nos prototypes. On regarde si les règles peuvent être améliorées, ça perturbe parfois nos enfants ! » Le virus est contagieux.Lilian, leur fils de 9 ans, leur a soufflé l’idée de leur prochaine création. « Cela devrait s’appeler Smoothie. On est en train d’y mettre la touche finale, Lilian va toucher ses premiers droits d’auteur. Et son petit frère a envie de faire pareil. » Au moins trois nouveaux jeux«made in Saint-Colomban » devraient garnir nos magasins en 2017. D’autres projets matures : « Notre objectif est de présenter 4 ou 5 nouveaux prototypes lors du grand festival de jeux de Cannes, en février. »



Bientôt un « Jungle Speed enfants »

Noël 2017 déjà en vue. Le succès de « Splash » ouvre des portes. Tout comme les prix empochés lors de festivals de jeux de société, récompensant la créativité de Marie et Wilfried Fort.
Ainsi, le couple peaufine actuellement, en plus de ses projets personnels, la version enfants du jeu « Jungle Speed », immense succès des années 2000. «On a sympathisé avec Tom Vuarchex, l’un des auteurs de ce jeu, qui habite désormais la région nantaise. On lui a proposé de réaliser une variante pour les enfants. Après avoir consulté son alter ego, il nous adit banco. On a décidé d’ajouter des ingrédients faisant appel à la mémoire des enfants. Si tout se passe bien, le jeu sortira pour noël 2017. »

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