L’essaimage des abeilles, un phénomène des plus naturels…

Une colonie d’abeilles à miel, qu’elle vive dans une ruche ou bien dans la nature (arbre creux, vieille cheminée) est composée d’une reine, de quelques dizaines de milliers d’ouvrières (50 000 en moyenne) et de quelques mâles (seulement à la belle saison). La reine est la seule à pondre des œufs (jusqu’à plus de 2000 par jour au printemps), assurant ainsi le renouvellement des indispensables ouvrières qui meurent d’épuisement après un travail incessant de 4 à 6 semaines.

 

Mais si les individus se reproduisent au sein de la colonie, il est aussi impérieux, pour la survie de l’espèce, que la colonie elle-même puisse se reproduire. Le procédé est celui de la division. C’est le phénomène de l’essaimage : la vieille reine quitte la ruche où elle est née avec la moitié de « ses filles », laissant toutes les richesses accumulées à une future reine prête à naître.
Après un premier rassemblement autour de la reine, reconnue grâce à son odeur caractéristique qui scelle l’unité de la « famille », l’essaim peut voyager pendant des jours à la recherche d’un lieu pour s’installer. Ou d’un apiculteur…
EssaimL’arrivée d’un essaim dans un jardin ou sur un balcon est, pour qui y a assisté, un spectacle inoubliable qui peut même être effrayant. Des milliers d’abeilles volent soudainement en rond dans un désordre et un vacarme indescriptible… Pourtant, à ce stade, l’essaim est sans danger. Petit à petit les abeilles vont se rassembler autour de la reine, formant une grosse poire mouvante dont le bruissement tranquille contraste avec le vacarme précédent.

Par contre, si vous rencontrez un essaim sans connaître le moment de son installation, attention, danger ! Les abeilles ont peut-être déjà commencé à construire leur maison de cire, même si celle-ci n’est qu’une simple amorce cachée par la multitude des abeilles. Elles y ont peut-être déjà entreposé un peu du nectar de leur nouvelle récolte. La reine y a éventuellement déposé ses premiers œufs. Et là, tout un système de défense s’est mis en place, les gardiennes sont à leur poste, et toute présence étrangère à proximité peut leur paraître comme une menace. Une attaque peut être lancée, les aiguillons à venin dégainés…
Rappelons-nous tout de même que c’est au mépris de sa propre vie que l’abeille défend des trésors dont les vertus et les qualités ne sont plus à démontrer (miel, cire, pollen, gelée royale, propolis, et même le venin !). D’autre part, l’abeille n’est pas seulement utile, elle est même indispensable dans la nature et dans les cultures, grâce à son travail systématique de fécondation des fleurs.  Sa rareté, et même sa disparition sont déjà vécues comme une véritable catastrophe dans certaines régions du monde, et mettrait en danger notre propre survie. 
Mais revenons à notre essaim qui est là, installé, et qui semble tranquille. Ne vous y trompez pas et n’essayez pas de jouer les apprentis sorciers en essayant de le chasser. Pas de panique non plus. Laissez-le simplement à sa place et appeler le n° d’ SOS Essaim. Un apiculteur viendra au plus vite pour le faire entrer dans une ruche et l’emporter en toute sécurité. En toute sécurité pour vous et… pour elles.
Mais au fait ! Nous parlons des abeilles à miel (apis mellifera). Savez-vous qu’il existe aussi chez nous diverses abeilles sauvages et solitaires (qui ne vivent pas en colonies) ? Et puis il y a les bourdons, les guêpes et les frelons qui, bien que dangereux n’en sont pas moins très utiles dans notre environnement. Chacune de ces espèces à un cycle de vie bien différent de celui de notre abeille à miel, puisque leurs nids ne durent qu’une seule année, et qu’elles ignorent donc ce phénomène de l’essaimage. Vous savez les reconnaître ?

L’Association Sanitaire Apicole Départementale (ASAD) de Loire-Atlantique est une association (loi 1901) de défense sanitaire, dépendant des Services Vétérinaires. Elle regroupe plusieurs centaines d’apiculteurs du département, amateurs et professionnels, afin de suivre et de défendre le bon état de santé de l’abeille à miel. Outre son rôle dans le suivi des ruchers et la lutte contre les maladies et ennemis des abeilles et dans la formation des apiculteurs de tout le département, l’association a aussi un rôle pédagogique auprès du grand public et des jeunes en particulier. Elle assure également depuis des années, en collaboration avec le SDIS (pompiers) un service public et gratuit de ramassage des essaims.

L'équipe de l'ASAD 44 SOS  essaimage :   06 11 15 18 22
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