Le PLU de Saint-Colomban dans le contexte de son territoire

Les communes qui travaillent aujourd’hui sur leur aménagement et en particulier lors de l’élaboration d’un PLU, doivent prendre en compte les différentes règles supérieures qui s’imposent à elles et qui cadrent de plus en plus les orientations que les élus souhaiteraient prendre.

Code de l’urbanisme, loi SRU, DTA, SCOT… Des initiales qui donnent parfois le tournis aux commissions municipales qui travaillent sur les questions liées à l’urbanisme.

Il n’est plus possible aujourd’hui (et heureusement sans doute) que chaque commune décide seule de ses projets. A son échelle comme aux échelles supérieures, les aménagements de nos territoires doivent être cohérents !

Intéressons-nous plus particulièrement au tout nouveau SCOT du Pays-de-Retz, puisque la Communauté de Commune de Grand-Lieu (et donc Saint-Colomban) a intégré le territoire par arrêté du 24 octobre dernier.

QU'EST-CE QU'UN SCOT ?

Le Schéma de Cohérence Territoriale ou SCoT est un outil d’organisation du territoire à un horizon de vingt ans.

Il rend cohérentes les politiques publiques des communes et des intercommunalités, en fixant des règles qui s’appliqueront à tous sur les thèmes suivants :

  • La gestion économe de l’espace,
  • Le maintien d’un équilibre entre zones urbaines, zones naturelles et zones agricoles,
  • La mixité sociale et générationnelle dans l’habitat,
  • Le développement économique, commercial, touristique
  • La rationalisation des besoins en déplacement,
  • La valorisation et la protection des paysages et de l’environnement.

Les principales orientations du SCoT

  • Organiser l’espace et les grands équilibres du territoire
  • Maîtriser le développement urbain et la consommation d’espace
Le constat : 160 hectares sont urbanisés chaque année dans le Pays de Retz, ce qui réduit d’autant les terres agricoles. Cet étalement urbain éloigne la population des équipements, commerces et services et entraîne une multiplication des déplacements.
La stratégie : maîtriser le développement urbain et la consommation d’espace, s’appuyer sur les pôles d’équilibre (Saint-Brevin-les-Pins, Pornic, Sainte-Pazanne, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Machecoul, Legé), respecter la capacité d’accueil du territoire.
Les orientations : à construction équivalente de logements, les communes devront consommer 30% d’espace en moins. Le renouvellement urbain sera privilégié aux extensions urbaines, qui se feront essentiellement en continuité du bourg. En moyenne il faudra produire 15 à 20 logements minimum par hectare. Le développement du Pays de Retz devra respecter sa capacité d’accueil (mise à niveau des équipements, intégration de la population nouvelle, préservation des ressources naturelles et de l’agriculture, etc.)
  • Préserver l’agriculture
Le constat : sous la pression de l’urbanisation par les logements ou les sites d’activités, la surface agricole a fortement diminué depuis 30 ans et les exploitants ont du mal à avoir une lisibilité sur le long terme.
La stratégie : protéger les espaces agricoles et garantir leur pérennité à 20 ans
Les orientations : environ 65.000 hectares sont localisés en espaces agricoles pérennes, et devront donc être classés en zone agricole dans les PLU pendant au moins 20 ans.
  • Développer l’économie et l’emploi sur tout le territoire
Le constat : le Pays de Retz présente un fort dynamisme économique (43.000 emplois), mais l’arrivée de nombreux actifs n’a pas permis de corriger le déséquilibre entre accueil des populations et créations d’emplois sur le territoire.
La stratégie : le territoire veut poursuivre sa dynamique de créations d’emplois, en encourageant une économie diversifiée : agriculture, services, industrie, commerce, tourisme à l’année... Il souhaite également améliorer l’aspect qualitatif des zones d’activités.

Pour en savoir plus : le site internet du SCOT Pays de Retz.